Vote catholique et enjeux politiques

On évoque souvent le « vote catholique » pour supputer son influence, alors qu’il est une notion ambiguë et, en se focalisant sur cet aspect, on risque fort de gêner une juste appréhension des véritables enjeux qui se posent à la société française.

Avant une élection présidentielle, il peut être intéressant de prendre les programmes des candidats et de les analyser pour juger lesquels sont les plus proches ou les plus éloignés des enseignements de l’Église, et notamment de sa doctrine sociale. Autant le dire d’emblée, nous ne nous prêterons pas à cet exercice, car nous estimons que chaque lecteur est bien assez grand pour le faire lui-même et en tirer les conclusions qu’il jugera en conscience les plus justes. Il y aurait au reste beaucoup à dire sur la pratique qui consiste à préparer des programmes bien trop détaillés qu’aucun élu n’a jamais été capable d’appliquer. Ce que l’on attend d’un Chef d’État est sa capacité à diriger et à faire face à l’imprévu qui ne manque jamais de survenir et dont la solution ne peut donc être écrite dans un programme préétabli. Ce que les électeurs sont en droit d’attendre, c’est la philosophie politique d’un candidat, ses grands axes d’action, sa position sur les grands problèmes de l’heure, avec au mieux dix, voire vingt mesures fortes et symboliques illustrant ses engagements.

Mais il y a une autre raison, plus essentielle, qui nous gêne pour établir un comparatif des programmes vus sous un angle chrétien : c’est que la politique est l’art du possible, les choix relevant d’un jugement prudentiel, si bien que, le plus souvent, rien ne permet d’affirmer péremptoirement que telle solution de tel candidat est plus légitime d’un point de vue chrétien que celle de tel autre candidat. Mais, pourra-t-on fort justement nous rétorquer, n’avons-nous pas certains critères très clairs comme les « trois points non négociables » qui sont, je le rappelle, la défense de la vie, de la famille et du libre choix éducatif. Certes, ce sont des éléments essentiels à prendre en compte, c’est l’évidence, mais ils ne suffisent généralement pas à départager clairement les candidats, et ce d’autant plus qu’on ne peut se limiter à ces seuls « trois points non négociables », puisque l’Église, dans sa fameuse Note doctrinale politique de 2002 en avait listé en réalité six, dont l’un incluait notamment « le droit à la liberté religieuse et le développement dans le sens d’une économie qui soit au service de la personne et du bien commun, dans le respect de la justice sociale, du principe de solidarité humaine et de la subsidiarité » (1).

Bref, si l’on cherche à demeurer scrupuleusement fidèle à la lettre et à l’intégralité des enseignements de l’Église, aucun candidat n’est recevable. Faut-il alors bouder l’élection ? Bien sûr que non, car joue alors le principe du moindre mal, mais c’est à chacun de déterminer en conscience les priorités qui lui semblent les plus urgentes pour le bien commun, et il est alors non seulement normal, mais inévitable que les chrétiens divergent dans leur choix, il ne faut pas s’en offusquer ni en faire un prétexte de division dans l’Église, c’est pourquoi il ne pourra jamais y avoir de « parti catholique » ayant la prétention de représenter l’ensemble des fidèles, c’est pourquoi aussi la notion de « vote catholique » est forcément ambiguë, même si celui-ci se porte très majoritairement à droite tout en se répartissant sur plusieurs candidats (en l’occurrence principalement François Fillon et Marine Le Pen).

Enfin, il est une dernière raison, d’un autre ordre, qui risque de rendre peu opérationnelle une simple comparaison des programmes au regard des critères chrétiens habituels : c’est la profonde transformation du paysage politique qui s’opère progressivement en Europe depuis la chute de l’Union soviétique et qui rebat substantiellement les cartes. Cette transformation bouleverse la donne électorale et oblige à repenser nos analyses politiques. Essayons de le comprendre.

Le principal symptôme de cette transformation est la méfiance grandissante des Français à l’égard de la classe politique et des partis gouvernementaux, méfiance qui s’accompagne d’une installation durable de mouvements que l’on appelle avec mépris « populistes », notamment le Front National et la France insoumise. Ce phénomène se développe dans toute l’Europe et même au-delà : Syriza en Grèce, Podemos en Espagne, Mouvement Cinq Étoiles et Ligue du Nord en Italie, AfD en Allemagne, Parti pour la liberté (PVV) de Geert Wilders aux Pays-Bas, Parti de la liberté (FPÖ) en Autriche, UDC en Suisse, Droit et Justice en Pologne, Fidesz en Hongrie, etc. Sans parler du Brexit au Royaume-Uni ou de l’élection de Trump aux États-Unis. Et le « populisme » est plus qu’un simple mouvement contestataire destiné à demeurer plus ou moins marginal, puisque des candidats réputés « populistes » ont été élus et dirigent déjà plusieurs grandes nations : Hongrie, Pologne, États-Unis.

En France, le décalage entre le peuple et les gouvernants remonte loin, mais une date en marque la prise de conscience véritable : le référendum de 2005 sur la constitution européenne, la large victoire du « non » ayant été contournée sans vergogne avec l’adoption du traité de Lisbonne deux ans plus tard sans que le peuple ait été consulté. Ce mépris affiché et sans complexe de la démocratie a ouvert les yeux de nombre de nos concitoyens qui ont le sentiment que les élites qui dirigent le pays se moquent de l’avis du peuple, persuadées qu’elles sont d’être plus éclairées que lui et donc de savoir mieux que lui ce qu’il lui faut. Et ce sentiment se développe alors même que beaucoup constatent une dégradation de leur vie quotidienne provoquée par des évolutions qui ne sont guère objet de débat ouvert, que la classe politique n’a jamais cherché à infléchir, au contraire, et sur lesquels on ne les a jamais consultés. Nous visons ici quatre phénomènes plus particulièrement.

  1. La mondialisation. Depuis la chute du communisme en Europe dans les années 1989-1991, celle-ci s’est accélérée et s’est surtout conjuguée avec l’extension généralisée de l’idéologie libérale du « laissez-faire, laissez passer » (Gournay) conduisant à la suppression progressive des barrières aux mouvements des hommes, des biens et des capitaux. L’hubris consubstantielle au capitalisme, n’ayant plus de limites, a donné libre cours à sa pente naturelle et fait de l’Argent la fin ultime du système. Ce que l’on a appelé la « financiarisation » de l’économie est le changement de paradigme des très grandes entreprises, leur fin principale étant désormais de servir au mieux les actionnaires avec des taux de retour sur investissement démesurés et sans rapport avec l’intérêt profond à long terme de ces entreprises, les salariés n’étant plus qu’une variable d’ajustement pour maintenir les profits au plus haut niveau, notamment via la pratique des délocalisations vers les pays où la main-d’œuvre est surexploitée.

La mondialisation a conduit à une concentration des richesses aux mains d’une infime minorité, tandis que les plus pauvres et les classes moyennes se sont paupérisés. Alors que les Trente Glorieuses (1945-1975), avec leur forte croissance, avaient permis un développement homogène des différentes classes sociales, nous sommes depuis les années 1990 dans une situation où, globalement, les écarts se creusent. Même en Allemagne, que l’on nous cite comme le « modèle » à suivre, la pauvreté atteint un record en touchant désormais 12,5 millions de personnes, soit une hausse de 15 % par rapport à 2013. Il est significatif, pour prendre un autre chiffre choc, que les 62 personnes les plus riches du monde possèdent autant que la moitié de l’humanité, soit 3,5 milliards de personnes, ou encore que le patrimoine cumulé des 1 % les plus riches dépasse désormais celui des 99 % restants (2) ! Autre chiffre révélateur : la fortune totale des milliardaires français a bondi de 21 % en 2016 (3). Et ces écarts qui apparaissent indécents en période d’austérité sont d’autant plus mal perçus que l’on a le sentiment d’être impuissant face à une logique libérale prônée à tous les niveaux (Nations-Unies, FMI, OMC, Union européenne…) qui tend elle-même à gommer la souveraineté des nations dont les intérêts doivent céder devant ceux du commerce international – dont chacun est censé profiter, bien sûr !

La stagnation des classes moyennes est responsable d’un recours accru au crédit qui est à l’origine, dans le contexte de dérégulation des marchés financiers, de la crise systémique de 2008 qui a provoqué une aggravation massive de l’endettement, privé puis public, les États ayant dû intervenir pour soutenir un système en faillite.

Ainsi est-on parvenu à une situation où l’on distingue nettement deux parties dans la population, la « France d’en haut », pour reprendre la terminologie de Christophe Guilluy, les 40 % de Français qui profitent de la mondialisation, qui habitent les grandes villes et voyagent facilement, et la « France périphérique » qui bouge peu et qui représente encore près de 60 % du pays, cantonnée dans le péri-urbain, les petites villes déclassées et la campagne et qui, elle, souffre de la mondialisation.

  1. L’Union européenne (UE). Depuis au moins l’Acte unique de 1986 voulu par Mitterrand, la « construction » européenne se réalise dans une totale opacité, sans les peuples, pis même contre eux, pour aboutir à un système d’une bureaucratie quasi soviétique, inaccessible aux peuples et foncièrement anti-démocratique. Et ce système lamine pas à pas la souveraineté des nations, sans que ces transferts aient été avalisés par des votes populaires : les États n’ont ainsi plus la possibilité de défendre leur bien commun en matière de budget, de commerce ou d’immigration, par exemple, l’UE ayant perdu au niveau supérieur tout réflexe de défense élémentaire de ses propres intérêts, on l’a bien vu avec la crise migratoire qui sévit depuis deux ans.

L’euro ajoute une contrainte supplémentaire qui devient insupportable dans les pays à plus faible productivité : alors que le rééquilibrage se produisait jadis par la monnaie, cette option étant désormais impossible avec une monnaie unique, il ne peut désormais s’opérer que par la baisse des salaires. C’est ce que confirme avec un cynisme révoltant l’europhile et ex-premier ministre espagnol, José Maria Aznar (dont les hauts revenus n’ont pas dû beaucoup baisser) : « Des choses ont été bien faites […]. Et puis le pays a gagné en compétitivité par la seule voie possible, celle de la dévaluation salariale… Avec l’euro, on ne peut pas dévaluer la monnaie, la seule chose qui reste, c’est de dévaluer les salaires et les prix » (4).

  1. L’immigration et l’islam. L’immigration massive a commencé dans les années 1970 à la demande du patronat : elle est devenue une immigration de peuplement en provenance de pays extra-européens avec une bonne partie de musulmans venus du Maghreb et d’Afrique. Tant qu’elle était limitée et le pays en croissance à la fois économique et démographique, l’intégration des étrangers venus pour un temps et l’assimilation de ceux qui avaient vocation à s’installer définitivement ont globalement bien fonctionné. Mais la crise, la faible natalité, le déclin du patriotisme et de la fierté nationale, et, par-dessus tout, l’accroissement important des flux migratoires très mal contrôlés (notamment en raison de l’Europe avec « l’espace Schengen »), tout cela a rendu non seulement l’assimilation, mais aussi l’intégration très difficiles, et ce d’autant plus qu’il n’y avait plus de volonté politique pour les imposer : ces concepts ont carrément été abandonnés au profit de celui, beaucoup plus ouvert et flou d’« inclusion », qu’Alain Finkielkraut définit ainsi : « la société inclusive qu’on nous propose est en réalité une société multiculturelle où la nation cesse d’être une entité englobante et où ce qui doit prévaloir, c’est le respect, le respect de l’autre à qui l’on ne demande qu’une chose : être ce qu’il est » (5).

Cette immigration a engendré des situations catastrophiques dans nombre de domaines (problèmes de sécurité, délinquance, échec scolaire, chômage…) et a créé un communautarisme de fait, encouragé par l’apologie incessante de la société multiculturelle dont rêvent nos élites qui, elles, savent se protéger des nuisances de l’immigration (6). Mais les classes populaires, qui n’ont pas les moyens de fuir les zones les plus touchées, sont en première ligne et souffrent d’une « insécurité culturelle » (Laurent Bouvet) qui fait qu’elles se sentent exclues, comme des étrangers dans leur propre pays. Et beaucoup d’immigrés étant musulmans, c’est toute la question de l’islam qui s’est imposée à nous, une partie d’entre eux ne cherchant en rien à s’intégrer et affichant au contraire ostensiblement leur appartenance à la religion de Mahomet comme un défi lancé à la France.

  1. La déconstruction méthodique des re­pères anthropologiques traditionnels, à commencer par la famille. Cette déconstruction a commencé avec l’idéologie de Mai 68 et la « révolution sexuelle ». Elle tend, étape par étape, à fragiliser et détruire la famille basée sur le mariage stable entre un homme et une femme. Divorce toujours plus facile, théorie du genre, « mariage pour tous », baisse des allocations familiales y contribuent, tandis que l’humain est lui-même déconsidéré par les « avancées » d’une science sans éthique (avortement chez soi avec une simple pilule, euthanasie, recherche sur l’embryon, PMA/GPA, transhumanisme…). Ces mesures « sociétales » sont l’œuvre des élites mondialisées qui les imposent grâce aux médias qu’elles contrôlent sans partage. Le peuple est plus méfiant, mais il est manipulé, sans guère d’accès à une information alternative, ce qui ne l’empêche pas d’être déstabilisé par ce vent de folie. Les candidats qu’on aimerait voir résister à ces évolutions mortifères n’osent pas s’y attaquer faute de convictions profondes ou pris de peur de se heurter au rouleau compresseur médiatique. Personne ne propose donc de légiférer sur ces questions, seuls Marine Le Pen projette d’y mettre un peu le holà en revenant sur la loi Taubira et François Fillon en la réécrivant.

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Tel est le contexte de l’élection présidentielle et tels sont les véritables enjeux qui devraient être objet de débats. Mais cela n’intéresse pas nos grands médias, trop occupés à louer Macron et à relayer les inépuisables « affaires » Fillon, cet acharnement et la célérité inhabituelle de la justice ne devant sans doute rien au hasard… Que Macron soit le « chouchou » des médias n’a rien d’étonnant, puisqu’il représente le concentré de l’idéologie dominante, qu’il est l’archétype du représentant sans complexe de la « France d’en haut » : homme de la mondialisation heureuse, de la finance et des laboratoires pharmaceutiques, du libéralisme économique et sociétal, par surcroît habile et brillant, jeune et bien de sa personne, atouts devenus hélas ! importants dans notre société du spectacle et du paraître ! « Le nouveau clivage est entre progressistes et conservateurs », expliquait-il au début de sa campagne (7), affirmation qui corrobore le propos de Christophe Guilluy sur les « fractures françaises » avec une « France périphérique » en détresse, sauf que Macron retourne l’analyse pour se réjouir de l’opportunité qu’est la mondialisation pour le parti des « ouverts » contre les forces du « repli » – conservatrices et même réactionnaires – qui n’ont rien compris au mouvement de l’histoire. On a vite oublié qu’il a été l’un des principaux ministres du président Hollande (et à ce titre héritier de son triste bilan) et qu’il peut être aussi d’une rare démagogie, voyant le futur Président comme le manager de la France gérée comme une grande entreprise avide de profits, cherchant en permanence à ménager la chèvre et le chou, dans des discours sans fond, pur produit de la « com » moderne d’où émergent des mots clés comme le « mouvement », le « progrès », l’« innovation », l’« ouverture »… Ses soutiens à eux seuls en disent assez long, de plusieurs caciques du Parti socialiste à Bernard Arnault ou Pierre Bergé, en passant par Robert Hue, l’ancien secrétaire national du Parti communiste, Daniel Cohn-Bendit ou le très libéral Alain Madelin, attelage hétéroclite qui aura bien du mal à former une majorité.

Macron, après Bernard Tapie, illustre l’évolution sidérante de la gauche depuis une trentaine d’années, qui s’est complètement coupée des couches populaires, Macron étant le chantre de la réussite économique et de l’émancipation individuelle illimitée par l’octroi de toujours davantage de « droits à » considérés comme autant de « droits de l’homme », et ce au nom de la « lutte-contre-toutes-les-discriminations », inaugurée sous l’ère Mitterrand avec l’« antiracisme » (8). C’est le Front National qui est ainsi devenu le premier parti ouvrier de France : près de 50 % des ouvriers votent FN, lesquels représentent environ 13 % de son électorat.

Le paysage politique est ainsi en train de se redessiner, marquant l’affaiblissement, voire à terme l’effacement du classique clivage droite-gauche. Pour la première fois sous la Ve République, il est possible que ni l’un ni l’autre des candidats des deux grands partis qui structurent la vie politique (PS et LR) ne soit présent au second tour de la présidentielle. Cette seule possibilité montre le discrédit des partis au pouvoir, de gauche comme de droite. Il apparaît de plus en plus que le véritable clivage oppose désormais la « France d’en haut » à celle « d’en bas », celle qui profite de la mondialisation, qu’elle soit de droite ou de gauche, à celle qui la subit. On peut décliner cet antagonisme entre les adeptes de « l’ouverture », de toutes les émancipations, politiques, économiques ou sociétales, par le rejet des frontières et des limites en général, et ceux qui défendent l’enracinement des peuples, la souveraineté des nations, la légitimité des identités. Antagonisme qui manifeste la fracture entre les élites et le peuple, et qui explique la montée des populismes, à droite aussi bien qu’à gauche.

Si une rupture n’intervient pas dans les évolutions ici décrites, ce nouveau clivage « vertical » s’imposera de plus en plus avec une montée inévitable des populismes, ce qui pourrait conduire un jour – pourquoi pas ? – à une improbable alliance électorale entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon (souhaitée par un Jacques Sapir) – au grand dam des élites mondialisées – contre les candidats du « système », gauche et droite unies… En attendant, quoiqu’en dise Macron, la vieille division droite-gauche a encore de fortes chances de jouer pour cette présidentielle : n’est-il pas temps que les Français réalisent où nous mène le sémillant candidat « en marche » ?

Christophe Geffroy

(1) « Note doctrinale concernant certaines questions sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique », publiée par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, signée du cardinal Joseph Ratzinger le 24 novembre 2002, n. 4.
(2) Cf. rapport Oxfam 2016 : www.oxfamfrance.org/
(3) Site du Figaro, le 20 mars 2017.
(4) Interview dans Le Figaro du 14 mars 2017.
(5) Entretien paru dans La Nef n°278 de février 2016, p. 15.
(6) Sur le drame que sont devenues certaines banlieues, « les territoires perdus de la République », voir l’indispensable enquête dirigée par Georges Bensoussan, Une France soumise, Albin Michel, 2017, 668 pages, 24,90 €.
(7) Le Figaro, du 1er septembre 2016. En se disant ni de droite ni de gauche mais « progressiste », Macron ferait bien de lire Michéa pour comprendre que l’idéologie du Progrès est la quintessence de la gauche.
(8) Sur l’imposture antiraciste qui ne sert qu’à culpabiliser et empêcher toute critique de l’islam, voir Pascal Bruckner, Un racisme imaginaire. Islamophobie et culpabilité, Grasset, 2017, 264 pages, 19 €.

© LA NEF n°291 Avril 2017

À propos Christophe Geffroy

Christophe Geffroy
Fondateur et directeur de La Nef, auteur notamment de Faut-il se libérer du libéralisme ? (avec Falk van Gaver, Pierre-Guillaume de Roux, 2015), Rome-Ecône : l’accord impossible ? (Artège, 2013), L’islam, un danger pour l’Europe ? (avec Annie Laurent, La Nef, 2009), Benoît XVI et la paix liturgique (Cerf, 2008).