Charles Balley (1751-1817), Maître du Curé d’Ars, de l’abbé Bernard Gallizia

Qui fut l’abbé Balley, dont la cause de béatification va s’ouvrir prochainement ? Le « Maître » de saint Jean-Marie Vianney. Il a été son protecteur, son professeur, son modèle de vie sacerdotale. Il est le seizième et dernier enfant de sa famille qui comptera notamment deux filles religieuses et trois garçons prêtres dont l’un finira martyr, guillotiné en 1794. Charles va d’abord rentrer chez les « Génovéfains » qui cherchaient à former des prêtres qui fussent à la fois religieux et responsables de paroisse. Sous la tourmente révolutionnaire il est « prêtre réfractaire ». Il ne retrouvera une charge officielle qu’en 1803… Soit après douze années de clandestinité héroïque. Il est alors nommé curé d’Ecully près de Lyon. C’est dans cette paroisse qu’il va former au moins deux futurs prêtres : Mathias Loras, futur évêque de Dubuque (Iowa, USA), et Jean-Marie Vianney, qu’il aidera à passer ses examens pour devenir prêtre. Peu après, l’abbé Balley est atteint d’un ulcère à la jambe, puis la gangrène se déclare. Il dira à son vicaire peu de temps avant de mourir le 16 décembre 1817 : « Adieu, cher enfant, courage ! Continuez à aimer et à servir le bon Maître. Souvenez-nous de moi au saint autel ; adieu, nous nous reverrons là-haut. »

Abbé Laurent Spriet

Charles Balley (1751-1817), Maître du Curé d’Ars, de l’abbé Bernard Gallizia, Salvator, 2016, 122 pages, 15,90 €.

© LA NEF n°301 Mars 2018

À propos Abbé Laurent Spriet

Abbé Laurent Spriet
prêtre du diocèse de Lyon, membre de Totus tuus, il collabore régulièrement à La Nef.